Laurent Lacotte

Abracadabra, sérigraphie sur argile blanche, 19 x 32 cm, production Laurent Lacotte x Jérôme Valton, 2022.
Je te hanterai, sérigraphie à l’acide sur miroir, 40 x 55 cm, production Laurent Lacotte x Tchikebe. 2022.
Néant, néon, 50 x 12 cm, 2022.
Relier, intervention in situ (peinture sur bitume de toiture), 145 x 40 cm, 2022.


laurentlacotte.com

Laurent Lacotte produit depuis plus de dix ans une œuvre affranchie de contraintes dogmatiques, s’inscrivant tant dans l’espace public que dans des lieux de monstration plus institutionnels. Des formes souvent légères et poétiques mais qui n’en sont pas moins percutantes et qui dressent un catalogue des gestes de l’anthropocène, subjectivisé, poétisé, politisé.

La lettre et le mot, auparavant concours de circonstances deviennent aujourd’hui pour lui ses outils de prédilection. Ils sont autant de leviers pour échanger plus directement encore avec le public.

« Quoi de plus partagé que ces vingt six lettres de l’alphabet utilisées chaque jour par tou•te•s. Ces vingt-six lettres qui permettent de lire et de dire le monde ? »

░¦ Au cœur de la chapelle Jeanne d’Arc, Laurent Lacotte esquisse les contours d’un possible Genius Loci par l’intermédiaire de trois pièces récentes : Abracadabra, Je te hanterai et Néant. Abracadabra, sérigraphie sur pain d’argile crue, convoque mythes et fantasmes (souvenir de ces golems aux oreilles desquelles sont chuchotées les formules propres à provoquer leur éveil).

Je te hanterai, sérigraphie sur miroir, aspire l’architecture du lieu et convoque la somme des voix qui s’y sont exprimées autant que celles, intérieures, auxquelles nous ne pouvons pas échapper.

Néant complète ce triptyque, installé sur le balcon surplombant la chapelle, tandis qu’en marge de l’exposition, l’intervention in situ Relier joue malicieusement de son invisibilité (rumeur d’une œuvre inaccessible présente sur une terrasse du couvent).


Crédit : photos. G-Belveze | Tenderfluid #VociUmane